La zone de confort, on en entend beaucoup parler… Surtout, on nous demande tout le temps d’en sortir ! Injonctions et articles sur le dépassement de soi, nous avons la (désagréable) impression qu’il est dorénavant indispensable de sortir de cette zone où l’on “se planque”, pour se réaliser, avancer… Mais, si l’on passe outre cette méfiance due à la surconsommation de ce terme, on découvre que cette sommation au dépassement de soi n’est pas si négative. Ce terme valise cache des trésors de prévenance et de possibilités. Nous allons décortiquer la sémantique et les sens.

 

Zone de confort : dans la vie ou au travail, même combat !

Et oui, nous allons entendre parler de cette zone dans nos magazines, nos articles sur internet et sur les réseaux sociaux, mais aussi au travail. Tout en lisant ces conseils pour se dépasser, on se pose la question du pourquoi aller au-delà de ce que l’on sait (bien) faire pour risquer de se planter, d’avoir peur, de ne pas réussir systématiquement. Pourquoi doit-on accepter de se faire culpabiliser et se faire traiter de flemmard si on décide de ne pas tenter des choses qui changent de notre ordinaire ?

Parce que ce n’est pas le sens premier de ce terme. A force d’être utilisé et galvaudé, il a pris un aspect péjoratif.

S’évader de sa prison personnelle ou simplement chercher à s’épanouir

Et si on regardait cette injonction dans le kaléidoscope de la bienveillance et de l’envie de s’épanouir ? Soit cela demande un effort sur soi, soit cela oblige à se remuer. Mais… si on arrête de prendre cela comme un diktat, on se rend compte que l’on fait chaque jour des petites actions qui nous font sortir de cette fameuse zone. Même parfois sans s’en rendre compte. Vous avez peut-être pris la parole en réunion devant vos collègues alors que vous vous croyiez jusque-là pris de glossophobie ? Vous avez osé partir sur un coup de tête en week-end ? A y regarder de plus près, chaque personne se surpasse tous les jours, sauf que c’est moins spectaculaire qu’un virage à 180° que certains appliquent, en se targuant d’être enfin sortis de cette “zone de confort” qui les attachait, tel un boulet, à une vie insipide qui ne leur convenait finalement pas, mais qu’ils n’osaient pas quitter par peur de l’inconnu.

#CiaoComfortZone

Et pour vous prouver que la zone de confort n’est pas qu’une injonction à changer de vie, mais plutôt à oser délicatement changer certains points, vous pouvez vous lancer dans le jeu créé par Doers Wave : #CiaoComfortZone. Quelques exemples du jeu : inviter un ami à boire un verre et ne parler que de lui. Afin de se rendre compte qu’on est trop souvent centré sur sa propre vie, mais que, lorsqu’on écoute vraiment CiaoComfortZonel’autre, on y trouve une forme de satisfaction. Ou encore : manger végétarien pendant deux jours. Pour se rendre compte que ce que l’on pensait impossible est pourtant possible, et avec des efforts moindres que ce que l’on craignait.

Il faut donc faire en sorte que ça ne devienne pas un “art de vivre” imposé par la société ou le travail, mais bien une volonté de repousser ses limites (même les plus minimes).

 

Recherche de l’amélioration continue ou diktat du travail ?

Bien sûr, d’un point de vue étymologique, confort veut dire “ce qui rend fort”. Mais tout ce qui est entré dans notre “zone de confort” et qui nous rend plus fort, est pourtant bien le fruit d’un apprentissage, une connaissance qu’on a depuis si longtemps qu’on ne se rappelle plus comment (et dans quelles souffrances parfois) on l’a acquise. Et dans le cadre du travail ? Est-ce un atout pour le salarié ou pour l’employeur ? Ou est-ce tout simplement un moyen d’apprendre l’un de l’autre en dépassant les limites des zones prédéfinies (par la fiche de poste, la hiérarchie, la place instinctive de chacun…) Nous sommes bien tentés de répondre par la positive à ces deux questions. Demander à ses collaborateurs de sortir de ce qu’ils ont l’habitude de faire, cela leur permet, tout d’abord, d’évoluer (professionnellement bien-sûr, mais aussi personnellement) et surtout, de ne pas s’ennuyer. Mais aussi de découvrir l’autre, en se laissant guider vers de nouveaux horizons de possibilités. Votre chef vous demande de suivre un coaching sur la confiance en soi ? Avant de crier au scandale, évaluez ce que ça peut vous apporter, dans votre job mais aussi dans votre vie. Et là, la demande de votre chef n’apparaît plus comme une critique (sous-entendue) mais plutôt comme une aide et une opportunité !

Culpabilisation extrême ou motivation pure ?

Le problème de l’étirement à son extrême d’un concept, ce sont les dérives. Il faut revenir à la simplicité du terme et de ce qu’il cache. Ce n’est pas tant une injonction à devenir quelqu’un de meilleur et moins “flemmard” qu’une aide à enfin réaliser les projets, qu’on n’avait jamais osé faire avant, car on ne s’en croyait pas capable. Et, comme nous aimons beaucoup les outils qui aident à s’organiser, nous en avons testé un, pour (enfin !) se lancer dans des actions que l’on repousse par crainte de ne pas y arriver. Le M3 journal vous donne les clés pour accomplir ce que vous ne faites pas par : manque de temps, manque de moyens, manque de motivation, manque de volonté (rayez la mention inutile… il n’y en a peut-être pas !)

Le challenge : indispensable à une vie épanouie

Parfois, on se dit que la zone de (ré)confort peut nous apporter le bonheur et la magie que l’on attend de la vie. Car on y est bien, bien calés dans nos acquis et nos habitudes. Mais, si on transpose cette idée de “confort” à des métiers en constante évolution, comme l’enseignement, on se rend compte des dérives de l’habitude. Un professeur qui ne se renouvelle pas, tant dans le contenu de ses cours que dans sa réaction face à ses élèves (qui changent chaque année) va générer des cours insipides, ne réussissant plus à capter l’intérêt de son auditoire. Et si l’on prend l’exemple de la vie tout simplement, le couple en particulier : qui n’a pas un jour dans son couple eu en horreur la routine qui s’installe inexorablement ? Cela convient peut-être à certains, mais, ne nous mentons pas, ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre nous.

Osons…

Donc osons, osons briser les barrières et dépasser les limites ! La seule règle à suivre, c’est d’y aller selon ses capacités ! Et là, nous serons en mesure de voir que, la zone de confort, ce n’est pas la vente du bonheur à tout prix, mais bien la capacité de s’améliorer au quotidien pour découvrir de nouveaux horizons ! Et on vous donne quelques pistes pour réussir à se surpasser ici !

 

Le mot de la fin (ou la question de la fin) : Quand une action rentre dans notre zone de confort, quand un acte qui nous fait nous dépasser rentre dans les habitudes et n’est plus un dépassement mais seulement un zone de confortnouveau trait de notre personnalité, faut-il tout recommencer encore et encore ? Oui… et c’est cela qui est magique !

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